Croyez moi, j’en vois passer des chimères dans le monde de l’AI. Des révolutions qu’on oublie en 15 jours. Mais si je peux vous faire gagner du temps en allant à l’essentiel, suivez mon conseil : essayez Clawdbot.
Ce que Siri aurait dû être, et ne sera (probablement) jamais. Un assistant, un vrai, qui sait prendre des initiatives et être pertinent.
Le projet est tout jeune. J’ai déjà fait un article sur le sujet, un de ceux qui a le moins bien marché (une preuve de plus s’il en est que les LinkedIniens sont conservateurs et ont du mal à basculer sur de nouveaux trucs !).
(Je mets en commentaire de ce post cet article)
Mais ça n’est pas de Clawdbot dont je voulais parler, mais de son auteur, Peter Steinberger, et surtout de ce qu’il représente. Le parfait exemple de cette nouvelle génération de développeurs, dopés à l’IA, qui ne se fixent aucune limite, et surtout pas celles des pratiques « académiques ».
Le gars qui ne s’embarrasse pas trop du « on ne pousse pas en prod un vendredi » vu qu’il va également le faire samedi, et dimanche…
Peter est ce qu’on appelle un Indie Hacker.
L’indie hacker, c’est l’anti-startup. Pas de levée de fonds, pas de board « c’est quoi ta stratégie à 3 ans », pas de course à la licorne. Juste l’obsession de construire quelque chose que des gens veulent utiliser.
Le gars qui se dit « tiens, et si je codais un truc qui génère des playlists Spotify en fonction de la météo ? » Et qui le fait. Et qui recommence le lendemain avec une autre idée bizarre.
Un hacker au sens originel. Il préfère un MVP moche qui tourne à une architecture parfaite qui n’existe que sur un tableau Miro. Il ship d’abord, il refactorise… peut-être jamais.
Je vous laisse imaginer ce que ça donne avec du code généré par l’IA… Les mecs ont 1000 idées par jour, ils ont maintenant l’outil pour en réaliser des dizaines. Allez voir le Github de Peter, le nombre de projets est…. faramineux.
La hype autour de Clawdbot est justifiée. Pas par la qualité de l’outil : il est aride à installer, bugge souvent, et les puristes vont y voir plein d’aberrations techniques. Mais ça n’est pas le propos, car ce genre d’outil, imparfait, en perpétuelle construction, ne trouvera jamais sa place dans des workflows d’entreprise.
En revanche c’est un parfait outil pour voir le futur. Par la liberté totale de son concepteur, on peut visualiser ce que peuvent donner des concepts, parfois fumeux, parfois incroyablement lucides sur ce que l’on utilisera dans l’avenir.
Ami LinkedInien qui cherche à avoir un service informatique tenant la route : aimeriez vous avoir Peter Steinberger dans votre équipe ? Probablement non (et le mec préférerait certainement mourir dans d’atroces souffrances que de bosser pour une DSI).
Devez-vous observer les travaux de ces doux-dingues et vous en inspirer ? Très probablement, car ils amènent une énorme bouffée d’air frais, et une vision bien plus concrète que 1000 posts LinkedIn sur ce que seront nos outils dans quelques temps.
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Écrit par
Jean David Olekhnovitch
Oldschool developer, Auvergnat & European & Québécois d'adoption. At the crossroad between tech, people and culture. Living on a small Island in Québec